Les appels téléphoniques frauduleux évoluent. Parmi les techniques observées récemment, certaines campagnes consistent à appeler une personne, attendre qu’elle réponde, puis raccrocher presque immédiatement. Ce comportement peut sembler anodin ou être interprété comme une erreur. Pourtant, il peut s’agir d’une tentative de collecte d’échantillons vocaux.
Lorsqu’un appel est décroché, la première réaction de nombreuses personnes est de dire spontanément « Allô », « Oui ? » ou encore « Bonjour ». Cependant, dans certains cas, ces quelques mots suffisent aux fraudeurs pour enregistrer un court extrait de votre voix.
Grâce aux progrès de l’intelligence artificielle, notamment dans le domaine de la synthèse vocale, même de courts enregistrements peuvent être utilisés pour entraîner ou alimenter des systèmes capables d’imiter une voix humaine. Les cybercriminels peuvent ensuite tenter de reproduire cette voix pour mener différentes attaques :
- usurpation d’identité lors d’appels téléphoniques ;
- fraude dite « au président » ou « à l’urgence » en se faisant passer pour un proche ou un responsable ;
- tentatives de validation vocale auprès de certains services utilisant la biométrie vocale.
Plusieurs raisons peuvent expliquer ces appels très courts :
- D’abord, vérifier que le numéro est actif et que quelqu’un répond ;
- Puis, déclencher l’enregistrement automatique de la réponse vocale ;
- Aussi, inciter la victime à rappeler sur un numéro de téléphone surtaxé.
Pour réduire les risques, nous invitons à adopter ces réflexes simples :
- Ne pas parler immédiatement en décrochant. Attendez que votre interlocuteur se présente ou commence à parler.
- Se méfier des appels inconnus ou silencieux.
- Éviter de confirmer des informations personnelles lors d’un appel non sollicité.
- Utiliser les fonctions de filtrage ou de blocage proposées par votre téléphone ou votre opérateur.
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