Une escroquerie d’un nouveau genre, appelée le « SIM swapping », apparue aux États-Unis en 2019, se développe peu à peu en France ces derniers mois.
Le principe est de détourner d’abord de manière classique les données personnelles des victimes (identité, numéro de téléphone, adresse…) grâce à des techniques d’hameçonnage sur Internet, puis de s’emparer des données de la carte SIM du téléphone de la victime, pour mieux contourner le système de sécurité de paiement en ligne des banques.
La police a interpellé huit personnes soupçonnées de ces agissements le 5 décembre 2023 en région parisienne. Le 7 décembre 2023, la justice les a mises en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Les enquêteurs jugent le mode d’action de ce réseau redoutablement efficace car il permet aux escrocs de prendre le contrôle du téléphone de la victime. Aujourd’hui, contrôler le téléphone d’une victime signifie accéder à son compte en banque, effectuer des virements, et réaliser des achats en son nom. En moyenne, les escrocs ont dérobé 10 000 euros à chaque victime.
Il est très difficile pour les victimes de se rendre compte qu’elles sont en train de se faire escroquer.
La victime a assez peu d’informations à sa disposition comme un message qui lui indique que sa carte SIM est désactivée ou absente de son téléphone, qu’elle ne peut passer que des appels d’urgence, ou bien encore qu’une commande d’une nouvelle carte SIM est en cours.
Les autorités appellent à la vigilance et donnent ce conseil : appeler son opérateur téléphonique au moindre doute.
L’équipe ISIE
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